C'est la méthode présentée comme la plus efficace par l’Education nationale en 2006
Le principe :
Apprendre les sons et les lettres puis leurs correspondances (phonème graphème) pour accéder très vite à une lecture autonome.
Cette méthode, également appelée méthode « alphabétique », commence par l’apprentissage du code. Elle part du plus simple pour arriver au complexe, de la lettre à la syllabe, de la syllabe au mot, du mot à la phrase, de la phrase au texte.
Elle fournit dès le départ à l’enfant le code de correspondance entre les sons et les signes graphiques qui les représentent ainsi que les lois de leurs combinaisons pour aboutir à la compréhension de la syllabe, du mot, de la phrase et du texte.
Dans un premier temps, la méthode syllabique présente les lettres auxquelles elle attribue des sons.
Puis rapidement l’enfant apprend à les assembler pour former des syllabes et des mots.
Elle débute par l’apprentissage des voyelles qui sont peu à peu combinées avec les consonnes.
Les élèves lisent des séries de syllabes, mots ou phrases qui sont exclusivement composés de lettres déjà étudiées. Dès que cela est possible, ils lisent des mots et des phrases ayant un sens.
À ces leçons sont associées des séances de dictées de syllabes. On recherche l'automatisme entre la reconnaissance de la forme graphique, l'émission du son correspondant et la reproduction de la forme graphique.
Les critiques formulées :
Selon certains, cette méthode syllabique produirait une lecture hachée, peu expressive et
relativement éloignée du langage oral. Par ailleurs, les opposants à ce type de méthode invoquent l’argument que « lire c’est comprendre », créant ainsi une opposition entre l’apprentissage du code et l’accès au sens d’un texte.
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