Il y aurait trois phases successives.
La première phase , la phase « logographique », est celle qui est la plus controversée.
Elle correspond au premier contact de l'enfant avec le langage écrit. L'enfant va reconnaître globalement, mais pas précisément, son prénom ou des marques comme « Coca Cola ». L'enfant ne « lit » pas vraiment, il ne distingue que quelques traits saillants du mot et s'appuie sur le contexte (couleur, forme globale). Dans cette phase, il n'y a pas de traitement analytique car l'enfant ne fait pas correspondre les lettres et les sons.
La deuxième, la phase alphabétique.
Si la première phase n'est reconnue comme indispensable à un bon apprentissage de la lecture, il en va tout autrement de la deuxième phase. Les apprentis lecteurs vont devoir prendre conscience qu'entre la langue parlée et la langue écrite, il existe des règles, un principe que l'on appelle « principe alphabétique ». C'est le principe qui fait correspondre aux lettres de l'alphabet soit isolément, soit groupées, des entités phonologiques abstraites que l'on nomme phonèmes.
Après cette prise de conscience, l'élève va devoir acquérir progressivement l'ensemble des correspondances graphophonologiques. Le recours à la forme phonologique des mots est un moyen pour l'élève de rentrer dans le code écrit en se servant de ce qu'il connaît : les mots du langage oral. Un moyen, pas une fin en soi.
Il est d'ailleurs à noter que l'entrée dans le code écrit ne sera pas possible si le mot n'est pas reconnu parce que pas connu dans le langage oral. C'est le cas des élèves qui ont un bagage lexical très pauvre au moment d'aborder l'apprentissage de la lecture.
Le but de l'apprentissage de la lecture, c'est d'abandonner le passage par les sons en se constituant un lexique orthographique qui permet un accès direct au sens des mots.
C'est la troisième phase de l'apprentissage de la lecture : la phase orthographique.
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